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Inventaire général du patrimoine culturel
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édifice / site
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Ensemble de 2 maisons, puis école primaire de filles et école primaire de garçons, actuellement école de musique et ateliers municipaux
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localisation
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Nord-Pas-de-Calais ; Nord ; Condé-sur-l'Escaut
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aire d'étude
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Condé-sur-l'Escaut
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lieu-dit
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Condé-sur-l'Escaut centre
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adresse
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18 rue de la Bibliothèque ; rue Neuve
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destinations successives
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école d'art ; poste de secours ; ateliers municipaux
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dénomination
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maison ; école primaire
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parties non étudiées
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logement
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époque de construction
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18e siècle (?) ; 3e quart 19e siècle
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auteur(s)
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Grimault Alexandre (architecte départemental)
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historique
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Sur le Plan des rues qui composent la ville de Condé [...], daté de 1754 (AC Condé-sur-l'Escaut) , l'emplacement des maisons qui seront affectées plus tard aux écoles est défini comme appartenant au Maistre de musique (du prince de Croy, ou du chapître collégial ?). Le 20 septembre 1844, Alexandre Grimault, architecte du département pour l'arrondissement de Valenciennes, produit un procès-verbal d'estimation d'une propriété consistant en deux maisons mitoyennes situées à l'angle de la rue de la Bibliothèque et de la rue Neuve, propriétés de Rosalie Montreuil-Fernez et Emilie Montreuil, et datant assez probablement du 18e siècle pour l'une (rue Neuve) , peut-être antérieure pour l'autre ; la ville de Condé se propose de les acquérir afin d'y installer les écoles primaires de filles et de garçons. Dès le mois de février de 1844, l'architecte avait proposé un devis accompagné de plans destinés à mettre en oeuvre le projet. Cependant, le conseil municipal, dans sa séance du 4 septembre 1846, reconnaît ne pas disposer des moyens financiers nécessaires à cette acquisition. Le 15 mars 1851, M. et Mme Housez-Sapin se rendent propriétaires du bien. En 1852, la commune, ayant eu recours à l'emprunt, peut enfin acquérir la propriété (acte de vente en date du 12 octobre). L'autorisation d'emprunt mentionne alors le projet de construction conjoint d'une salle d'asile (voir notice correspondante). L'appropriation des bâtiments est définie par les plans et devis dont Grimault avait donné une nouvelle version en mai 1851. D'abord envisagé comme un simple aménagement de la construction existante, l'installation de l'école des filles nécessite une reprise presque totale et un allongement de l'aile donnant sur la rue Neuve. Le logement de l'institutrice s'implante dans le corps de bâtiment faisant l'angle avec la rue de la Bibliothèque (rapport et plan a posteriori de Grimault, juin 1855) ; quant à l'école de garçons, elle s'installe sur l'emprise de la remise et du hangard qui faisaient suite à la deuxième maison d'habitation, dévolue au logement de l'instituteur, rue de la Bibliothèque. Les logements de l'institutrice et de l'instituteur sont donc accolés. En 1877, sous la conduite de l'architecte Louis Dutouquet, une cave est creusée sous l'école des garçons (réception de travaux le 1er mai). En 1908, pour répondre au souhait de la ville d'adjoindre un cours supérieur aux deux classes de l'école des filles, l'architecte Edmond Lemaire présente le 6 juin un devis et plan portant sur une extension en retour vers la salle d'asile ; ces travaux sont adjugés à Louis Kouck, entrepreneur à Condé. Vers 1930, la décision de construire le groupe scolaire des Remparts, boulevard des Ecoles, entraine le déplacement de l'école des filles, permettant à l'école des garçons de s'étendre dans les locaux rendus disponibles. Dans les années 1950-60, les garçons aussi quittent les lieux. Le centre de secours (pompiers) s'implante rue de la Bibliothèque, dans l'ancienne classe des garçons, au prix d'une destruction des dispositions d'origine et de la façade arrière pour permettre une extension vers la cour. L'ancienne école de filles, après avoir abrité l'école ménagère, sert alors d'annexe du collège. Actuellement (2006) , l'école des garçons est utilisée par les services techniques municipaux, le logement de l'instituteur conserve une fonction de logement communal tandis que l'école des filles ainsi que son ancien logement de fonction sont à usage d'école de musique. La création d'une médiathèque est envisagée dans l'école des garçons. Source : AD Nord (série O).
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description
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Les corps de bâtiment correspondant aux anciennes maisons conservent une grande partie des maçonneries d'origine de celles-ci, systématiquement repercées : rue Neuve, des petits moellons de pierre calcaire ; l'angle abattu du carrefour rue Neuve - rue de la Bibliothèque, en pierre soigneusement appareillée ; le retour rue de la Bibliothèque complètement repris en brique, puis le logement de l'instituteur, qui a conservé l'enduit sur la brique. Les constructions du 19e siècle sont en briques, avec un soubassement de grès pour l'école des garçons. Le corps de bâtiment élevé en 1908 - 1909 (visible depuis la cour) est entièrement en briques ; ses percements ont été repris. Un mur sépare la cour de l'école des filles de celle de l'école des garçons. Sur la cour de l'école des filles se lisent encore quelques traces des anciennes baies dont certaines étaient couvertes ou appuyées sur des pierres monolithes ; des fers d'ancrage ouvragés sont en place, ainsi que les corniches en briques posées en dents de scie. L'ensemble est élevé en rez-de-chaussée, à l'exception des travées d'entrée des deux écoles surmontées d'un deuxième niveau terminé par un fronton pignon ; une sorte de clocheton en bois, dessiné sur les plans de 1855, terminait chacun d'eux. Le logement de l'instituteur comprend trois lucarnes passantes. La cave sous l'école des garçons, signalée par les documents d'archives, n'a pas été visitée. Les toits à longs pans sont couverts de tuiles mécaniques et de tuiles mécaniques flamandes ; le corps de bâtiment correspondant à la classe des garçons porte une toiture en ardoise (synthétique ?).
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étages
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sous-sol ; en rez-de-chaussée
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gros-oeuvre
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brique ; calcaire ; grès ; enduit partiel
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couverture (type)
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toit à longs pans
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couverture (matériau)
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tuile flamande mécanique ; tuile mécanique ; ardoise
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décor
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ferronnerie ; maçonnerie
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représentation
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ornement à forme géométrique ; ornement à forme architecturale
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Ferronnerie : fers d'ancrage forgés (façade et cour) , ornement géométrique. Maçonnerie : corniche en briques posées en dents de scie (façade rue Neuve et cour).
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propriété
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propriété de la commune
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type d'étude
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inventaire topographique
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rédacteur(s)
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Oger-Leurent Anita
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référence
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IA59002474
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© Inventaire général
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enquête
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2006
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date versement
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2010/06/24
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date mise à jour
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2015/10/30
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crédits photo
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Thibaut, Pierre - © Inventaire général, ADAGP
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