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Réponse n° 81

  Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site moulin à farine dit Moulin Saint-Paul, bastion 20 dit bastion Saint-Paul
localisation Franche-Comté ; Doubs ; Besançon
aire d'étude le canal du Rhône au Rhin
lieu-dit Moulin Saint-Paul (îlot)
adresse 18 avenue Arthur Gaulard
hydrographie Doubs (le)
destinations successives immeuble de bureaux
dénomination moulin à farine ; bastion
édifice contenant site d'écluse n° 50 de Saint-Paul (canal du Rhône au Rhin)
4
parties non étudiées casemate ; corps de garde ; courtine ; bâtiment d'eau ; atelier de fabrication ; conciergerie ; vanne ; passerelle ; garage ; stationnement
époque de construction 4e quart 17e siècle ; 2e quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle
siècle détail 18e siècle
année 1886
auteur(s) Vauban Sébastien Le Prestre de, marquis (ingénieur militaire) ; Picot de Moras (ingénieur militaire)
historique Propriété de l'abbaye Saint-Paul, le moulin est attesté dès le 11e siècle et une papeterie s'y installe en 1473. Il est assez tôt fortifié pour garantir l'approvisionnement de la ville en farine en cas de siège : une muraille l'entoure dès 1596 et en 1658, lors de modifications des défenses de la ville, il est protégé par un redan. Vauban en fait un " moulin de siège " et, entre 1675 et 1695, lors de la construction de la ceinture de fortifications urbaine, l'englobe dans un bastion (qui sera modifié en 1764). Reconstruit en 1691, il est condamné en 1782 par un arrêt du Parlement à être démoli car tenu en partie responsable des inondations touchant la ville. En 1824, un jugement ordonne l'exécution de l'arrêt, exécution effective à la fin de la décennie. Le projet définitif du canal du Rhône au Rhin prévoit en 1826, outre la destruction de 3 autres moulins, la réfection du barrage Saint-Paul. Modifiant le bastion, le Génie militaire reconstruit donc le moulin, en deux étapes : des casemates protégeant les roues à aubes sont édifiées entre 1831 et 1834 à la gorge du bastion, puis un bâtiment est élevé au-dessus au milieu de la décennie suivante. Il est loué en 1845 à Auguste Renon qui, associé au mécanicien Charles-Théodore Laborey (tous deux de Gray) , s'engage à établir 8 paires de meules, dont 2 réservées à l'administration militaire en temps de paix, les autres pouvant être réquisitionnées en temps de guerre. Réédifié en 1886, il est désaffecté le 28 mars 1928. Suite au déclassement des fortifications de Besançon en 1911-1912, l'administration militaire le remet, ainsi que les terrains alentours, le 11 décembre 1935, au service de la Navigation qui se le réserve pour y transférer ses services. Fin 1938-début 1939, il est réquisitionné par le préfet pour héberger temporairement des réfugiés espagnols. Lorsque les locaux se libèrent, fin juin 1939, la Navigation les fait aussitôt réaménager par l'entrepreneur bisontin Joseph Genzi, qui y réalise une dalle et un escalier en béton au rez-de-chaussée, ainsi que des cloisons aux différents niveaux. Les bâtiments annexes abritent, à la fin de la décennie 1940, le Laboratoire d'essais de matériaux (corps de garde 18e siècle) et la réserve aux liants et agrégats à essayer (seul subsiste celui en amont de la passerelle, converti en garage). La toiture est détruite par un incendie en février 1956, sa reconstruction s'accompagnant de l'aménagement de grandes fenêtres. Actuellement, le bâtiment est occupé par le logement du concierge et les bureaux du service de la Navigation (Subdivision de la vallée du Doubs) , de la Délégation régionale au Commerce et à l'Artisanat, et de celle au Tourisme. Il est situé dans une zone inscrite au titre des sites le 30 septembre 1942 et concernée par le classement au titre des Monuments historiques des anciens remparts le 28 octobre suivant.
8 paires de meules, scie et battoir à chanvre (ribe) en 1735, moulin à moutarde (12 mortiers et 12 pilons) , huilerie à meule verticale et 2 pressoirs, 2 grandes scies à bois et 1 petite pour refendre, battoir à chanvre (ribe) et 8 paires de meules en 1789. 9 roues hydrauliques verticales en 1825. 8 paires de meules (avec bluteries et machines à nettoyer) actionnées par 2 turbines en 1846, 10 en 1851, 14 en 1871. 3e turbine installée vers 1860. 2 nouvelles turbines mises en place en 1886 en remplacement des 3 existantes (dont 2 système Fourneyron).
description Le bastion pentagonal était muni d'une banquette d'infanterie sur les faces et une partie des flancs, et ouvert de 4 embrasures pour l'artillerie sur ses 2 flancs (nord et ouest). Seules subsistent son escarpe maçonnée, bordée d'un cordon et sommée du parapet, et une galerie voûtée conduisant à une embrasure à sa pointe. Les flancs ont été remplacés par le moulin, dont l'étage de soubassement en pierre de taille est surmonté d'un rez-de-chaussée surélevé et d'un étage carré en moellon calcaire. Occupé par 5 casemates voûtées en berceau plein-cintre, le soubassement est percé vers l'écluse (au sud-est) de 5 fenêtres en demi-cercle et relié à la maison éclusière par une passerelle métallique, sur son mur pignon sud-ouest. L'accès au rez-de-chaussée s'effectue depuis la courtine à l'aide de 2 passerelles en béton, portées par des poutres métalliques. Structurés par des colonnes en fonte, les niveaux sont desservis par des escaliers dans-oeuvre tournants en béton. L'étage en surcroît, éclairé par de grandes lucarnes, est coiffé d'un toit à croupes recouvert de tuiles mécaniques. Le corps de garde du 18e siècle a des murs en pierre de taille, un étage de soubassement et un rez-de-chaussée, un toit en pavillon protégé par des tuiles plates.
élévation élévation à travées
étages étage de soubassement ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré ; étage en surcroît
escaliers escalier dans-oeuvre ; escalier tournant à retours avec jour ; en maçonnerie
gros-oeuvre calcaire ; moellon ; pierre de taille ; fonte
couverture (type) toit à longs pans ; croupe ; toit en pavillon
couverture (matériau) tuile mécanique ; tuile plate
couvrement voûte en berceau plein-cintre
état établissement industriel désaffecté ; restauré
propriété propriété de l'Etat
protection MH 1942/10/28 : classé MH
  courtine et sol alentour (2006 AH 16) : classement par arrêté du 28 octobre 1942.
type d'étude enquête thématique régionale (le canal du Rhône au Rhin)
rédacteur(s) Jacquelet Vania ; Poupard Laurent ; Bois Roland
référence IA25000411
  © Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
enquête 2003
date versement 2006/09/18
date mise à jour 2011/05/02
crédits photo Sancey, Yves - © Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, ADAGP
 
dossier en ligne
service producteur Conseil régional de Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine
4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.81.65.72.10
autre dossier dossier de protection
 
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Requête ((ingénieur militaire) :AUTR )
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