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Inventaire général du patrimoine culturel
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édifice / site
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Moulin à huile, puis moulin à farine Renet ; puis fromagerie industrielle Ancel ; puis usine textile
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localisation
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Picardie ; Oise ; Roy-Boissy
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aire d'étude
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Oise
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adresse
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5 rue des Renardières
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hydrographie
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Petit-Thérain (le)
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dénomination
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moulin à huile ; moulin à farine ; fromagerie industrielle ; usine textile
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parties non étudiées
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atelier de fabrication ; écurie ; logement patronal ; conciergerie ; bief de dérivation
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époque de construction
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4e quart 18e siècle ; 4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle
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année
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1793 ; 1894 ; 1907
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auteur(s)
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maître d'oeuvre inconnu
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personnalité(s)
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Ancel Joseph (propriétaire, commanditaire)
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historique
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L'origine de ce site industriel remonte à 1793. C'est le dernier moulin établi sur la commune de Roy-Boissy, qui prend d'abord le nom de Second moulin de Lannoy. Jean-Pierre Renet construit à cette date un moulin à huile sur d'anciens herbages acquis de abbaye de Lannoy, au moment de la vente parmi les biens nationaux. Mais en 1803, l'exploitation jugée peu rentable, est convertie en moulin à farine. Pendant quelques temps le travail s'effectue sur de petites meules de trois pieds de diamètre, adaptées à la force hydraulique de faible importance, mais en 1806, le meunier s'équipe de meules de 6 pieds de diamètre, obligeant à changer sa roue hydraulique pour une autre plus importante. L'usine fonctionne par intermittence jusqu'à la fin du 19e siècle, passant entre les mains de Cyr Renet, puis de Paul Renet. A partir de 1894, le site connaît une transformation majeure. Joseph Ancel, négociant fromager à Plainfaing (Vosges) y installe sa fromagerie. Le petit moulin à farine est alors démonté pour laisser place aux nouveaux ateliers. En 1896, les bâtiments industriels qui se développent le long de la rivière sont complétés à l'ouest par une porcherie de 10 m de long sur 4 m de large, d'une capacité de 100 animaux, utilisés pour l'écouler le petit lait, tandis que la partie domestique s'étend davantage au nord. Au tout début du 20e siècle, Joseph Ancel se fait construire son logement patronal, complété en 1907 par un second destiné à son fils. Après la Seconde Guerre mondiale, la fromagerie est remplacée par une linière, qui fait construire des ateliers de rouissages et de grands entrepôts à structure métallique hourdis de briques. Néanmoins, cette activité est remplacée vers 1955 par celle de l'élaboration de produits de traitements pour le bois. Abandonnée dans les années 1975, l'usine est rachetée par la société Agrijute, spécialisée dans le traitement des sacs et emballages en jute. L'entreprise occupe les bâtiments les plus récents, laissant à l'abandon ou détruisant progressivement les éléments anciens, comme la cheminée de la chaudière qui a été démontée en 2001. En 1900, installation d'une machine à vapeur timbrée à 5 kg (système anglais) provenant de M. Paire, battage de grains à Sommereux. Mais le site fonctionne toujours en partie avec la roue hydraulique verticale. Celle-ci est remplacée en 1921 par une turbine. Actuellement l'entreprise Agrijute emploie quatre salariés.
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description
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Par les destinations successives dont il a été l'objet au cours du 20e siècle, le site a beaucoup perdu de sa lisibilité. L'ancien moulin à huile et à farine a entièrement disparu, et la plupart des bâtiments de la fromagerie sont en mauvais état. Il subsiste néanmoins le grand atelier de fabrication, orienté est-ouest, le long de la rivière. Il est construit en brique sur un sous-sol doté d'une charpente métallique intérieure rivetée, reposant sur une série de colonnes en fonte. L'élévation du rez-de-chaussée et de l'étage carré ont été refaits en parpaings de briques creuses portés par une ossature en pan de fer. Cet ensemble est couvert d'un toit en tôle nervurée, à longs pans et pignons couverts. A l'est, une enfilade de bâtiments, dont il ne reste que l'élévation en brique, accueillait la turbine avec la salle des machines et la chaufferie. La cheminée qui lui était accolée a été détruite. Les ateliers de rouissage des lins sont en béton armé. L'un d'eux est prolongé au nord par une petite dépendance en brique couverte d'un simple appentis en tôle ondulée. Les autres bâtiments beaucoup plus récents sont simplement en brique, couverts de toits en tôles nervurées à longs pans et pignons couverts. La ferme qui était dépendante de la fromagerie, avec notamment les porcheries, se compose de bâtiments en brique, en rez-de-chaussée. Tous sont couverts de toits en ardoise à longs pans et pignons couverts, à l'exception de l'ancien atelier de fabrication des suisses, intégré à la partie agricole, qui est à pignons découverts. Les maisons patronales sont séparées de la partie industrielle par la route. Elles sont toutes deux implantées en milieu de parcelle, autour d'un jardin. Elles sont construites en brique et couvertes de toits en ardoise à longs pans et croupes. Leur élévation ordonnancée se composent d'un rez-de-chaussée surélevé, d'un étage carré et d'un comble à surcroît.
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élévation
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élévation ordonnancée
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étages
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sous-sol ; 1 étage carré ; comble à surcroît
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gros-oeuvre
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brique ; fer ; pan de fer ; brique creuse ; béton ; béton armé
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couverture (type)
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toit à longs pans ; pignon couvert ; croupe ; pignon découvert ; appentis
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couverture (matériau)
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ardoise ; tôle nervurée ; tôle ondulée
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couvrement
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charpente métallique apparente
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propriété
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propriété privée
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type d'étude
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patrimoine industriel
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rédacteur(s)
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Fournier Bertrand
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référence
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IA60001614
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© Inventaire général ; © AGIR-Pic
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enquête
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2002
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date versement
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2004/09/21
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date mise à jour
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2011/10/17
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crédits photo
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Fournier, B. - © Inventaire général, ADAGP ; © AGIR-Pic
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Contact service producteur
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service producteur
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Conseil régional de Picardie - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 88, rue Gaulthier de Rumilly 80000 Amiens - 03.22.97.16.57
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