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Inventaire général du patrimoine culturel
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édifice / site
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moulin à farine Chossian, puis moulin à foulon, actuellement filature de laine Terrade
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localisation
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Limousin ; Creuse ; Felletin
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aire d'étude
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Felletin (commune)
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lieu-dit
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la Papeterie
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adresse
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rue de la Papeterie
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hydrographie
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Creuse (la)
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dénomination
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moulin à farine ; moulin à foulon ; filature
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parties non étudiées
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barrage ; bief de dérivation ; bâtiment d'eau ; atelier ; bureau d'entreprise ; four à pain
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objets mobiliers
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époque de construction
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2e quart 19e siècle ; 2e quart 20e siècle ; 2e moitié 20e siècle
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année
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1846
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auteur(s)
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maître d'oeuvre inconnu
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historique
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L'origine du moulin hydraulique à farine de Chossian n'est pas connue. En 1817, il appartient à François Nardonnet, meunier. Il comprend un bâtiment de moulin et une maison d'habitation. L'inscription portée sur le linteau de porte du bâtiment principal D I LABEUIL (?) / 1846 ainsi que quelques caractéristiques stylistiques tendent à prouver que le bâtiment de moulin a été reconstruit ou remanié à cette date. Entre 1890 et 1895, la présence au moulin de Jean-Jérôme Vignon, peintre à la Chouzioux, est attestée. Selon le propriétaire actuel, le moulin avait comme activité principale, depuis la fin du 19e siècle, le foulage des draps de laine (pour les capes de berger) , activité associée à des travaux de tissage et de teinture. Entre 1906 et 1910, Antoine Terrade, aïeul du propriétaire actuel, reprend l'entreprise selon les mêmes activités. Vers 1930, le fils d'Antoine transforme le site en filature de laine cardée. Un bâtiment avec un séchoir à claire-voie est construit sur le côté nord-est de la cour. L'approvisionnement en laines se fait sur les foires et marchés de la région et au-delà (laines en suint d'abord, puis laines lavées). Selon un annuaire professionnel textile datant de 1953, la filature est alors spécialisée dans la teinture en fil (de laine cardée) et vend de la laine pour matelas et couvre-pieds. L'établissement se développe dans la seconde moitié du 20e siècle et emploie 9 ouvriers vers 1970. Des entrepôts sont construits, le bâtiment avec séchoir à laine (à l'étage) est alors transformé : aménagement de bureaux au rez-de-chaussée et d'un appartement à l'étage, donnant de plain-pied sur un jardinet au sud-est. La vieille boulangerie, nom de l'ancien four à pain, disparaît. La roue hydraulique est remplacée vers 1950 par une turbine, active jusqu'en 2000 ; l'usine est aujourd'hui alimentée par le réseau EDF. Avec 5 salariés en 2003, la filature Terrade fournit du fil de laine (teintée ou non) pour la bonneterie et la mercerie ainsi que de la laine (teintée ou non) pour le tricotage industriel et la tapisserie. C'est l'une des trois dernières filatures actives en Limousin avec celles de Rougnat, en Creuse, et de Treignac, en Corrèze.
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description
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La filature comprend aujourd'hui 6 corps de bâtiment avec leurs appendices. Ils sont tous couverts de toits à longs pans et sont en partie disposés en U autour d'une cour. Au nord-est, se trouve un bâtiment de deux étages. Il a abrité le séchoir et a été ensuite transformé en bureaux au rez-de-chaussée et en appartements aux étages. Il est de facture moderne. Au nord, au fond de la cour, un grand bâtiment en pierre, enduit et couvert en tuiles plates, sans doute l'ancien logis réaménagé vers 1846, abrite aujourd'hui une partie des ateliers. Un puit est inséré dans la maçonnerie à côté de la porte d'entrée. En retour vers le nord, communique avec le bâtiment précédemment décrit, un petit bâtiment partiellement ancien, intégré dans un bâtiment moderne plus vaste. Ces derniers abritent, au rez-de-chaussée, les postes de réception des laines avec quelques machines et à l'étage les machines de filage, bobinage, assemblage et retordage (étudiées). Entre le bief et la Creuse, sont alignés deux bâtiments qui abritent avec leurs appendices, d'une part un local technique, un dépôt de laine, des réserves de colorant et d'autre part l'atelier de teinture (sous un toit à lanterneau allongé) , un séchoir, des magasins de dépôt de laine. Les opérations de teinture se font par bains à 100° dans des cuves pouvant contenir de 5 à 250 kg de laine ; l'équipement est complété par une essoreuse et un séchoir à vapeur alimenté par une chaudière. Le bâtiment d'eau marque l'emplacement de l'ancienne roue à aubes substituée au 20e siècle par une turbine aujourd'hui désaffectée. Enfin, faisant face à l'ancien séchoir, un bâtiment servant de garage et d'espace de stockage des laines pourrait être un ancien logement. Un jardin en bord de Creuse complète l'ensemble.
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élévation
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élévation à travées
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étages
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2 étages carrés
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escaliers
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escalier intérieur
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gros-oeuvre
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granite ; pierre de taille ; moellon ; enduit ; métal ; brique
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couverture (type)
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toit à longs pans
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couverture (matériau)
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tuile plate ; tuile mécanique ; tôle ondulée ; béton en couverture
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propriété
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propriété privée
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type d'étude
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inventaire topographique
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rédacteur(s)
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Robinne Paul-Edouard ; Lazaj Jehanne
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référence
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IA23000377
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© Inventaire général ; © Ville de Felletin
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enquête
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2003
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date versement
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2005/12/19
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date mise à jour
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2016/07/01
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crédits photo
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Rivière, P. - © Inventaire général, ADAGP
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dossier en ligne
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Contact service producteur
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service producteur
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Région Limousin - Service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel 27 boulevard de la Corderie 87031 Limoges Cedex - 05 87 21 20 95 ou 05 87 21 20 90
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