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Réponse n° 42

  Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site Hôtel Doazan
localisation Midi-Pyrénées ; Gers ; Lectoure
aire d'étude Lectoure
adresse 7 rue des Capucins
dénomination hôtel
parties non étudiées tour ; communs ; puits ; cour ; jardin
objets mobiliers
époque de construction 1er quart 16e siècle ; 3e quart 19e siècle
année 1861
auteur(s) maître d'oeuvre inconnu
historique L'édifice est constitué de deux bâtiments trouvant lors origines au début du 16e siècle. La tour de logis située à l'est a été construite au plus tôt en 1505 et au plus tard peu après 1516 (l'hiver 1504-1505 étant la date d'abattage des bois du plafond du premier niveau et 1516 étant la date la plus récente de l'abattage des bois du plafond du deuxième niveau). Sur le plan cadastral de 1824 on voit qu'à cette date la tour a déjà été englobée dans une nouvelle construction. La tour et le bâtiment ouest sont à nouveau transformés en 1861 lors de leur aménagement en hôtel particulier par Jules Paulin DOAZAN, avocat et Chancelier royal du Consulat de France aux Iles Baléares. La tour est englobée dans un plus vaste logis tandis que le bâtiment ouest est partiellement détruit pour dégager une cour puis transformé en dépendance. Le puits intérieur du logis représenté sur le cadastre de 1824 pourrait dater de l'origine. La trace du puits extérieur a été perdue.
C'est probablement lors de l'aménagement de cet hôtel particulier que la ruelle située à l'Est est fermée au nord.
Un remarquable plafond peint attribué à Paul Noël Lasseran, peintre lectourois (1868-1933) ayant décoré de nombreuses églises du Gers, orne une pièce du logis.
description Hôtel particulier constitué d'un logis et d'une dépendance, tous deux sur étage de soubassement, séparés par une cour hérissée de galets. Un jardin est aménagé en contrebas, au sud de la cour et du logis. Ce dernier, situé à l'Est, est bordé par une petite cour au nord-est et par un carrelot (ruelle) à l'Est. L'hôtel est fermé sur la rue par un mur de clôture ouvrant par un portail sur la cour principale et par une porte piétonne portant la date 1861 sur la petite cour.
Le bâtiment d'origine situé à l'Est est très bien conservé et identifiable par ses murs de plus d'un mètre d'épaisseur. De forme proche du carré (10 x 11 mètres) il est conservé sur trois niveaux. Les plafonds des deux premiers niveaux sont constitués de poutres maîtresses orientées est-ouest et assemblées à mi-bois sur lesquelles reposent des solives. Les assemblages de bois étaient soutenus par de massifs poteaux dans lesquels étaient encastrés (système de tenon et de mortaise) deux aisseliers répartissant la charge. Des deux poteaux reposant sur des dés de pierre à l'étage de soubassement, seul celui situé à l'est est d'origine. Les ouvertures d'origine visibles à l'étage de soubassement et sur l'élévation Est sont chanfreinées et très ébrasées à l'intérieur. L'étage de soubassement renferme un alignement corbeaux en quart de rond soutenant une cheminée du rez-de-chaussée, un culot soutenant une poutre, et un escalier droit en maçonnerie longeant le mur Est. En rez-de-chaussée le principal vestige de cette tour médiévale est une cheminée de deux mètres de large inscrite dans le mur ouest. Le chanfrein inférieur de son manteau cintré se poursuit sur les piédroits, tous deux de pierre. Le contrecoeur et la hotte sont en brique. La cheminée adossée au mur Est, plus petite, a été très remaniée. Le plafond du rez-de-chaussée a été exceptionnellement conservé. Du côté du bâtiment de dépendance, seule une croisée conservée dans l'élévation sud témoigne de l'ancienneté d'une partie de la maçonnerie. S'il n'est pas médiéval, l'arc en plein-cintre soutenant le plafond du passage sud du carrelot est bien antérieur au 19e siècle et probablement lié à l'aménagement du couvent des Capucins à l'Est, dans les années 1630.
Le logis de l'hôtel particulier englobe la tour médiévale sur toutes ses faces excepté à l'Est. L'élévation sud se compose de trois galeries superposées, celle de l'étage étant ouverte, flanquées à l'Est d'une tour de plan carré dont le toit en pavillon couvert d'ardoises émerge de la toiture. Sur la cour, la façade du logis et celle de la dépendance présentent un parti de symétrie. A l'intérieur, le rez-de-chaussée et l'étage du logis sont divisés par un long couloir traversant menant à la cage d'escalier située à l'Est. La pièce sud-ouest du rez-de-chaussée est ornée d'un remarquable plafond peint représentant un ciel parsemé d'hirondelles agrémenté de motifs végétaux en plâtre. Les cheminées 19e sont en marbre. On note une alcôve à l'étage.
La dépendance est divisée en trois, la partie centrale ouvrant par une porte cochère. Ce bâtiment compte un étage de soubassement voûté en brique à l'extrémité sud auquel on accède par le jardin, après avoir emprunté l'escalier situé au fond de la cour. Juste avant l'entrée se trouve un puits à margelle carrée inscrit dans le mur de soutènement de la cour.
étages étage de soubassement ; 1 étage carré
escaliers escalier dans-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours, en charpente
gros-oeuvre calcaire ; pierre de taille ; moellon ; enduit
couverture (type) toit à longs pans ; toit en pavillon ; croupe
couverture (matériau) tuile creuse ; ardoise
décor peinture (étudiée dans la base Palissy)
état remanié
propriété propriété privée
site protégé ZPPAUP
type d'étude inventaire topographique
rédacteur(s) Prost Gaëlle
référence IA32001073
  © Ville de Lectoure ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
enquête 1979
date versement 2016/10/04
dossier en ligne
 
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Requête ((Lectoure) :AIRE )
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