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Réponse n° 100

  Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site hôpital civil et militaire, actuellement hôpital local et maison de retraite
localisation Bourgogne ; Côte-d'Or ; Auxonne
aire d'étude Bourgogne
adresse rue Colonel-Denfert
destinations successives hôpital ; maison de retraite
dénomination hôpital
objets mobiliers
époque de construction 1er quart 17e siècle ; 4e quart 17e siècle ; 3e quart 19e siècle
année 1624 ; 1698 ; 1842 ; 1862
auteur(s) Declaude Léonard (entrepreneur) ; Phal-Blando Claude (architecte de la ville) ; Legras Mathurin Joseph (entrepreneur) ; Phal-Perron (architecte de la ville)
historique Vers 1500, l'hôpital de la ville alors situé dans la rue du Bourg fut transféré sur un terrain voisin du couvent des clarisses. L'établissement fut reconstruit au cours du 2e quart du 17e siècle, comme l'attestent plusieurs marchés passés entre 1624 et 1633 pour la maçonnerie et la charpente. A la suite de cette reconstruction, l'établissement disposait désormais d'une grande salle de malades (12 lits) incluant une chapelle. A la fin du siècle, les administrateurs firent appel à l'hôtel-Dieu de Dole pour recruter des hospitalières qui prirent leurs fonctions le 11 novembre 1680. Leur venue nécessita l'aménagement d'un dortoir, d'un réfectoire et d'une infirmerie puis, peu après, la création d'une apothicairerie. En 1698, l'entrepreneur Léonard Declaude fut chargé de construire une seconde salle qui devait permettre de séparer les sexes : faute de terrain disponible à l'est, la nouvelle salle, destinée aux femmes, fut édifiée en retour d'équerre. La capacité d'accueil de l'hôpital était désormais de 26 lits, 12 pour les femmes, 14 pour les hommes. En 1702, Louis XIV signa les lettres patentes de l'hôpital, reconnaissant qu'il avait été fondé pour les malades indigents mais lui imposant d'accueillir également les militaires en garnison à Auxonne (où un arsenal avait été établi en 1674) et les soldats de passage. L'accueil des civils malades s'en trouva perturbé, voire même compromis car la place manquait. Les greniers, au-dessus des deux salles, furent aménagés pour l'hébergement des soldats. A la suite de la Révolution, l'hôpital obtint en 1793 la cession provisoire du couvent des clarisses désaffecté, à la condition que ses bâtiments soient équipés et aménagés pour recevoir cent militaires. Huit ans plus tard, la fermeture de l'hospice dijonnais qui accueillait les militaires obligea l'hôpital d'Auxonne à prendre des dispositions pour être en mesure d'héberger 30 à 40 soldats de plus, puis en 1815, il lui fallut établir une soixantaine de lits supplémentaires. En 1818, l'ancien couvent devint enfin la propriété de l'hôpital, mais il y avait une condition à cela, à savoir que le Département de la Guerre y disposerait de 100 lits pour les militaires de la garnison. Tel qu'il se présentait alors, l'établissement était mal commode, inadapté et insuffisant. Il fut résolu de le reconstruire : la tâche incomba à l'architecte-voyer Claude Phal-Blando qui proposa un édifice de style néo-renaissant, en U, encadrant une cour rectangulaire. Soumis à l'examen du Conseil des Bâtiments civils, le projet fut approuvé en avril 1842 : sa remise en cause, peu après, par l'inspecteur général Gourlier n'eut pas de suite. Le 5 mai 1843, les travaux furent adjugés à Mathurin Joseph Legras, entrepreneur du Génie militaire. L'emplacement de la chapelle dérogeait à la tradition car elle n'était pas au centre de l'édifice mais hors-oeuvre, perpendiculaire à l'aile gauche : il s'agissait de l'ancienne chapelle agrandie grâce à l'adjonction, en guise de nef, d'une partie de l'ancienne salle des hommes. L'ancienne salle des femmes et son chauffoir furent conservés ainsi que la salle des vieilles femmes infirmes construite en 1841-1842. Phal-Blando conduisit le chantier jusqu'en 1860 : devenu maire, il fut remplacé par le nouvel architecte-voyer Phal-Perron. En 1861, une galerie couverte fut bâtie pour relier l'aile gauche et la salle des femmes. Les travaux prirent fin en 1863. Une inscription, sur le campanile, témoigne de cette longue campagne de travaux : CET HOPITAL CONSTRUIT SUR LES PLANS DE MR PHAL-BLANDO ARCHITECTE A ETE COMMENCE EN L'AN 1843 SOUS LE REGNE DE LOUIS-PHILIPPE ET ACHEVE EN L'AN 1862 SOUS LE REGNE DE NAPOLEON III. La nouvelle capacité d'accueil dépassait 180 lits. L'hôpital accueillait les malades indigents, y compris les enfants et les voyageurs, les militaires et les marins, ainsi que les vieillards indigents, mais valides, des deux sexes. Les travaux de modernisation et d'humanisation de la seconde moitié du 20e siècle ont modifié l'intérieur de l'édifice, mais la chapelle et l'apothicairerie ont été conservées.
description L'hôpital est construit sur un plan en U, au rez-de-chaussée, une galerie de circulation encadre la cour d'honneur. Le corps de bâtiment central, face à la rue, était occupé, au rez-de-chaussée, par la salle des officiers et celle des vieillards, et à l'étage par la salle Saint-Charles (militaires fiévreux). L'aile droite comprenait, au rez-de-chaussée, la salle du Conseil, le bureau de la Supérieure, la pharmacie, la salle Saint-Roch (sous-officiers) , la salle des galeux et celle des vénériens, la salle d'opérations, puis à l'étage, la salle Saint-François-Xavier (civils) et la salle Saint-Louis (militaires blessés). L'aile gauche abritait, au rez-de-chaussée, le réfectoire des soeurs, la cuisine et diverses pièces de service puis à l'étage, le dortoir des soeurs, leur infirmerie et la salle Saint-Joseph réservée aux militaires convalescents. La galerie à arcades, du rez-de-chaussée, permet de circuler à couvert et donne accès à l'est, à la chapelle, perpendiculaire à l'aile gauche, et à une cour qui séparait le nouvel édifice de la salle des femmes. Un campanile domine la travée axiale du corps central.
plan plan symétrique en U
élévation élévation à travées
étages sous-sol ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré ; comble à surcroît
escaliers escalier intérieur : escalier tournant à retours, en maçonnerie
gros-oeuvre calcaire ; moellon ; enduit ; pierre de taille
couverture (type) toit à longs pans ; croupe ; pignon couvert
couverture (matériau) tuile mécanique ; tuile plate
décor vitrail (étudié dans la base Palissy) ; sculpture
représentation Immaculée Conception ; Vierge ; saint Charles Borromée, saint Roch, saint Joseph, saint Bernard ; saint François Xavier, saint Vincent de Paul ; sainte ; ange, enfant
  Statues encadrant le campanile : Immaculée Conception, sainte Colette, sainte Chantal, sainte Marthe ; en façade de l'aile droite : sainte Marthe, Notre-Dame de Charité, saint François-Xavier, saint Vincent de Paul ; en façade de l'aile gauche : saint Charles Borromée, saint Roch, saint Joseph, saint Bernard.
propriété propriété d'un établissement public
type d'étude enquête thématique régionale (patrimoine hospitalier)
rédacteur(s) Hugonnet-Berger Claudine
référence IA21004498
  © Région Bourgogne - Inventaire général
enquête 2009
date versement 2011/06/21
date mise à jour 2015/08/26
crédits photo Kuntz, Thierry - © Région Bourgogne - Inventaire général
 
Contact service producteur
service producteur Conseil régional de Bourgogne - Service Patrimoine et Inventaire
17, bd de la Trémouille BP 23502 - 21035 Dijon cedex - 03.80.44.40.55
 
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Requête ((architecte communal) :AUTR )
Relations Synonymes=1 Spécifiques=9 Génériques=0