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Réponse n° 8

  Inventaire général du patrimoine culturel
édifice / site Tour de l'Horloge
localisation Midi-Pyrénées ; Lot ; Cardaillac
aire d'étude Lot
lieu-dit Fort (le)
dénomination tour
époque de construction 1er quart 13e siècle (?)
auteur(s) maître d'oeuvre inconnu
historique Sans doute antérieure au partage de 1227, la tour de l'Horloge a probablement été élevée dans le premier quart du 13e siècle.
description La tour de l'Horloge est implantée, comme la tour de Sagnes, en retrait de l'enceinte, à l'arrière du front oriental dont un ancien logis la sépare. Un peu moins épaisse (8,17 m de côté), elle est en revanche plus élevée avec 25,50 m de hauteur. Ses élévations extérieures parementées de grès sont moins soigneusement appareillées.
L'accès de la tour est assuré par une porte en arc brisé, percée en hauteur (3,25 m) au-dessus d'un soubassement plein taluté comme c'est le cas à la tour de Sagnes. Une série de trous d'encastrement atteste encore de la présence du perron de charpente, sans doute non couvert, qui la précédait, deux fentes de tir en assurant la protection. L'une d'elles est percée dans la cage d'escalier qui, contrairement aux dispositions observées à la tour de Sagnes, se greffait directement sur le corridor d'accès, entre les deux tableaux de porte opposés. L'autre se présente intérieurement sous l'aspect d'une banale fente de jour, percée en hauteur et rendue difficile d'accès par son appui en gradins. Son couvrement caractéristique, en ressauts de coussinets, jointifs au sommet, est analogue à ceux des autres embrasures de l'édifice. Trois petits placards muraux sans feuillure et un évier complètent les commodités de ce premier niveau couvert par une coupole nervée à quatre quartiers, très semblable à celles de la tour de Sagnes. Le décor des chapiteaux, à une couronne de feuilles d'eau, en diffère toutefois ainsi que les supports des colonnes d'angle assurés par des culots effilés, implantés sous les chapiteaux. On rencontre en revanche dans les deux tours la même cage d'escalier ouvrant à mi-hauteur sur la salle, par une porte haute implantée au-dessus du cordon d'imposte de la voûte.
Avant d'atteindre le deuxième niveau, la cage d'escalier dessert une latrine, incluse dans un caisson de pierre en encorbellement, caractérisé par son plan semi-circulaire. Le deuxième niveau ouvrait sur l'extérieur par trois portes, combinant des arcs brisés et une couverture à ressauts de coussinets, lesquelles desservaient chacune une guérite de charpente sur les faces nord, sud et est. Au-dessus du caisson abritant l'escalier en vis montant du rez-de-chaussée part un escalier droit suspendu dont les deux volées permettaient d'atteindre un troisième niveau planchéié, marqué par un épais cordon en quart de rond.
Au troisième niveau, un second caisson cylindrique, en saillie sur l'espace intérieur et porté par un important cul-de-lampe, assurait le relais vers le couronnement. Dans les autres angles, des colonnes engagées couronnées par des chapiteaux induisent qu'une seconde voûte semblable à la première avait été prévue sans peut-être avoir été réalisée. Complétés par une étroite fente de jour, deux portes semblables à celles de l'étage inférieur donnaient accès à un hourd continu dont les encastrements rayonnants se répartissent régulièrement sur les quatre faces de la tour.
Témoin de l'inachèvement de l'ouvrage, une ceinture de consoles de mâchicoulis, que leurs profils incitent à attribuer à l'édifice médiéval, marquent le niveau de couronnement finalement arrêté. Ce couronnement, établi sur un simple plancher, porte aujourd'hui encore une cloche justifiant le nom attribué à la tour et le terme de "tour-beffroi" qui convient à ce type d'édifice.
étages 3 étages carrés
escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier en équerre, en maçonnerie
gros-oeuvre grès ; pierre de taille
couvrement voûte d'ogives
décor sculpture
représentation ornement à forme végétale
  Chapiteaux de la voûte du 1er étage ornés de feuilles d'eau.
propriété propriété de la commune
protection MH 1991/02/15 : inscrit MH
  Mériterait d'être classé MH
type d'étude architecture médiévale du Lot
rédacteur(s) Séraphin Gilles ; Scellès Maurice
référence IA46100352
  © Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; © Conseil départemental du Lot
enquête 2005
date versement 2015/10/21
dossier en ligne
autre dossier dossier de protection
 
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Requête ((tour) :DENO )
Relations Synonymes=1 Spécifiques=9 Génériques=0