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Inventaire général du patrimoine culturel
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édifice / site
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présentation de la commune de Saint-Louis-de-Montferrand
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localisation
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Aquitaine ; Gironde ; Saint-Louis-de-Montferrand
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aire d'étude
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Lormont
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hydrographie
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Garonne (la) ; Estey de Flouquet (l') ; Gua (le)
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auteur(s)
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Chambrelent Jules (ingénieur)
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historique
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La documentation ne semble pas fournir d'information concernant la commune de Saint-Louis-de-Montferrand avant le 15e siècle ; à cette époque les textes anciens mentionnent différentes maisons nobles, qui, avec l'utilisation du "boisseau de Montferrand" en tant que mesure au 16e siècle, témoignent de l'occupation du sol et de la richesse agricole de cette partie de l'Entre-deux-Mers. La réunion des terres Montferrand au domaine du roi à la fin du 16e siècle et le démembrement de la paroisse Saint-Pierre-d'Ambarès vers 1767 forment les premières étapes de l'histoire de la commune qui est intégrée dans le canton de Saint-Loubès en 1800 puis dans celui de Bassens-Carbon-Blanc en 1807 et actuellement dans celui de Lormont. Elle entre dans la Communauté Urbaine de Bordeaux à sa création en 1966. De tout temps, les Bordelais ont convoité et occupé ce territoire qu'ils atteignaient facilement par voie navigable et dont ils ont influencé l'histoire économique fortement marquée par le dessèchement des marais, les plantations d'arbres et la construction de canaux et d'écluses depuis le milieu du 17e siècle. L'intérêt qu'ont porté certaines paroisses bordelaises et l'abbaye de Bonlieu à leurs possessions sur ce territoire a aussi dynamisé le développement économique jusqu'à ce que de nombreux négociants bordelais y établissent des exploitations viticoles performantes à la fin du 18e siècle. En 1844, un projet de l'ingénieur Jules Chambrelent (1817-1893) concerne la construction d'une cale en pierre de taille pour le port de Jourdane qui se développe, afin de faciliter le transport des productions vers Bordeaux. La vigne s'est largement développée au 19e siècle, occupant la plus grande partie des terres agricoles, le reste étant encore occupé par les marais alors que, au cours du 20e siècle, elle est parfois remplacée par l'élevage et la culture du maïs. L'eau d'une nappe captive fortement artésienne a permis l'ornementation des jardins et la submersion des vignes ; elle alimente la Communauté Urbaine de Bordeaux depuis la fin du 19e siècle. Le développement industriel de la commune a débuté avec le transport de produits pétroliers depuis le port de Jourdane à la fin du 19e siècle et s'est poursuivi avec la fabrication de produits chimiques au début du 20e siècle. Les réserves foncières accumulées par les entreprises industrielles ont conduit à la destruction de certaines demeures des 18e et 19e siècles. Cinq constructions sont protégées au titre des Monuments historiques entre 1965 et 1987 et une autre en 2005 ; l'une est actuellement en ruine. Le projet d'une ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager) qui avait été initialisée dans les dernières années du 20e siècle semble abandonné. En 1999 la tempête a fortement endommagé les arbres et les constructions de la commune ; en 2000 la réfection de la voirie dans le village semble harmoniser l'implantation des constructions et des équipements publics les plus récents. En 1772 la population est d'environ 230 habitants, en 2003 elle atteint près de 1 900 habitants. L'enquête du Service régional de l'Inventaire réalisée en 2001 et 2002, facilitée par la collaboration de l'ensemble de la commune et plus particulièrement des services municipaux, précédée dans les années 1980 par des études ponctuelles, a permis de restituer les bâtiments détruits et de repérer les vestiges significatifs du passé architectural de la commune.
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description
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La commune de Saint-Louis-de-Montferrand s'allonge le long de la rive droite de la Garonne, face à la région viticole du Médoc, formant un territoire de 1 000 hectares environ, ayant 7 à 8 km de long sur 1 km de large. Au nord elle est limitée par la "jalle" du Maine et, au sud, par l'Estey de Flouquet ; son relief, composé d'un sol plat marécageux plutôt argileux, et d'un bourrelet sableux le long du fleuve est traversé par le ruisseau du Gua (affluent de la Garonne). Les canaux dits "esteys" ou "jalles" des Dessécheurs, de Gerème et autres, issus des marais, quadrillent les terres. Une nappe d'eau artésienne occupe le sous-sol de la commune. La vigne, les céréales et l'élevage se succèdent sur le sol plat et humide de son riche territoire qu'ils occupent toujours en proportion réduite, à cause des réserves industrielles. Les constructions anciennes sont établies le long de la Garonne ; elles sont plus nombreuses dans la partie centrale de la commune où quelques lotissements pavillonnaires ont été construits récemment. Quelques fermes sont établies davantage dans les terres. La plupart des demeures sont donc entourées de terres agricole, c'est pourquoi le milieu d'implantation des constructions est fréquemment l'écart. Une route, la voie ferrée Bordeaux-Bec d'Ambès et une voie rapide, parallèles à la Garonne, traversent la commune. Perpendiculaires aux premières, trois anciens chemins relient la commune au réseau routier d'Ambarès-et-Lagrave (canton de Carbon-Blanc). Les enquêtes réalisées dans les années 1980 et en 2001-2002 ont permis de constituer 45 dossiers et d'étudier 23 maisons, 12 fermes, une église, un cimetière, un presbytère, une croix, etc. Des dossiers cantonaux mentionnent 30 cabanes repérées dans la commune, d'autres concernent les polders et les voies ferrées établis sur le territoire communal.
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type d'étude
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inventaire topographique
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rédacteur(s)
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Maffre Marie-Hélène
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référence
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IA33001238
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© Inventaire général
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enquête
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2001
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date versement
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2006/11/24
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date mise à jour
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2008/11/13
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crédits photo
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Maffre, Marie-Hélène - © Région Aquitaine - Inventaire général
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dossier en ligne
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Contact service producteur
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service producteur
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Conseil régional d'Aquitaine - Service chargé de l'inventaire 54, rue Magendie 33077 Bordeaux Cedex - 05.57.95.02.02
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